Réalité

Réalité 09 décembre 2017

La réalité virtuelle pourrait-elle nuire à la santé ?

Si la réalité virtuelle n’est pas une technologie récente (la première machine de réalité augmentée a été créée par l’ingénieur en informatique Ivan Sutherland en 1968), son utilisation commence à peine à se démocratiser. Mais d’ores et déjà, il semblerait que cette technologie puisse rapidement venir en aide aussi bien aux professionnels de santé qu’aux patients.

 

Doctinews N°104 Novembre 2017

ISMAIL BERRADA

Directeur de publication et de la rédaction


Si la réalité virtuelle n’est pas une technologie récente (la première machine de réalité augmentée a été créée par l’ingénieur en informatique Ivan Sutherland en 1968), son utilisation commence à peine à se démocratiser.

Mais d’ores et déjà, il semblerait que cette technologie puisse rapidement venir en aide aussi bien aux professionnels de santé qu’aux patients. Ainsi, aux Etats-Unis, la réalité virtuelle a été utilisée pour faciliter les soins prodigués aux patients grands brûlés. Plongés virtuellement dans un environnement de grand froid, ils supportent plus facilement des soins pourtant très douloureux.

En France et en Angleterre par ailleurs, des projets sont aujourd’hui à l’étude pour permettre de former les futurs chirurgiens à l’aide de cette technologie. Ils pourraient ainsi revivre un acte chirurgical autant de fois que nécessaire.

Dans le domaine de la sensibilisation, un centre de recherche britannique a également utilisé la réalité virtuelle pour permettre à ceux qui le souhaitent de se glisser dans le quotidien d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et de se confronter à tous les obstacles qu’elle rencontre. Ces exemples, parmi d’autres, ne donnent qu’un bref aperçu de l’étendue des applications possibles et des progrès considérables qui pourraient être réalisés grâce à la réalité virtuelle, et pas seulement dans le domaine de la santé.

Mais personne aujourd’hui ne sait si ces progrès ne risquent pas, au final, de nuire à la santé des utilisateurs. Car, comme mentionné plus haut, la démocratisation de cette technologie est récente, et il n’existe pas encore d’études qui évaluent à long terme les effets d’une utilisation prolongée sur la santé, et notamment l’impact sur le cerveau.

Une équipe de scientifiques de l’Université UCLA en Californie a entamé dans ce sens des travaux sur des souris depuis 2009. Les premiers résultats qui concernent l’hippocampe ne sont pas très rassurants. Ainsi, 60 % des neurones sont inactifs lors d’une stimulation sous réalité virtuelle et les 40 % restants agissent de manière désordonnée. De plus, une baisse sensible du rythme cérébral a été constatée.

Si ces résultats ne s’appliquent pas à l’homme mais aux souris pour le moment, le principe de précaution veut que l’on préserve au maximum les enfants dont le cerveau est en cours de développement et qui sont, aujourd’hui, les premières cibles de cette technologie à travers les jeux vidéo. Alors réalité virtuelle oui, mais à consommer avec modération !

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