RÉPIT !

RÉPIT ! 10 septembre 2018

LES EFFETS BÉNÉFIQUES DES CONGÉS SONT DE COURTE DURÉE !

Au mois de septembre, et même dès la fin du mois d’août, le mot « rentrée » est sur toutes les lèvres. Rentrée scolaire qui précède la rentrée universitaire, rentrée politique, rentrée sociale, rentrée culturelle… de quoi oublier rapidement le répit de la période estivale, ponctuée de congés souvent bien mérités.

 Doctinews N°113 SEPTEMBRE 2018

ISMAIL BERRADA

Directeur de publication et de la rédaction


Au mois de septembre, et même dès la fin du mois d’août, le mot « rentrée » est sur toutes les lèvres. Rentrée scolaire qui précède la rentrée universitaire, rentrée politique, rentrée sociale, rentrée culturelle… de quoi oublier rapidement le répit de la période estivale, ponctuée de congés souvent bien mérités. Mais quel impact cette période de congés a-t-elle réellement sur notre santé ? S’il semble évident qu’elle soit bénéfique, peu d’études se sont penchées sur le sujet, et des biais persistent dans certaines d’entre elles. Ainsi, une étude menée en 2013 en Suède a montré que la consommation d’antidépresseurs diminuait au mois de juillet, période au cours de laquelle un grand nombre de salariés prennent leurs congés. Mais cette période est également plus sujette à l’ensoleillement et donc à la production de sérotonine. Une autre étude menée sur la cohorte de Framingham a révélé que les personnes qui prennent peu de congés ont un risque augmenté de maladies cardiovasculaires. Mais elles ont aussi globalement une hygiène de vie moins saine.

Quoiqu’il en soit, la littérature s’accorde pour dire que les congés ont tout de même des effets bénéfiques sur la santé et le bien-être, mais des effets de courte durée puisqu’ils disparaissent dès les quinze premiers jours après la reprise du travail ! Ainsi, au bout d’une semaine, la bonne humeur commence à s’estomper. Puis, après deux semaines, la fatigue se fait déjà ressentir. Ce constat a donc conduit certains auteurs à se poser la question de la durée « optimale » des congés : Faut-il s’absenter une semaine ? Deux semaines ? Trois semaines ?...

A ce stade, il semble qu’une période de deux semaines consécutives soit un minimum requis, la première semaine permettant de décompresser, de se reposer, et la deuxième de profiter. Pour celles et ceux qui peuvent y ajouter une troisième semaine consécutive, c’est encore mieux. Mais, attention, il ne s’agit pas là d’une fin en soi. Car pour tenir la distance, il faudrait prendre des congés plus souvent : une semaine en hiver, une semaine au printemps ou plusieurs week-ends prolongés par exemple qui s’ajouteraient, bien entendu, aux congés estivaux. Voilà en tout cas ce que suggèrent les professionnels qui se sont penchés sur le sujet ! Et vous, qu’en pensez-vous ? Que diriez-vous de programmer quelques jours de repos supplémentaires d’ici la fin de l’année ?

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