Ethique médicale

Diffère-t-elle d’un pays à l’autre?

En tant que médecins, nous avons le privilège de nous engager dans une relation unique qu’est la relation médecin/patient, qui doit s’instaurer dans un climat d’éthique et de confiance. Lorsque cette relation prend en considération l’éthique, la transmission des connaissances scientifiques et les soins sont facilités.

L’éthique médicale doit évoluer avec le temps ainsi qu’avec les progrès des sciences médicales et des valeurs de la société. Aussi, et pour les mêmes raisons, elle diffère d’un pays à l’autre. Selon les priorités, les sociétés peuvent être intéressées par des réflexions sur un sujet plutôt que sur un autre. Ainsi, certains pays manifestent un grand intérêt pour les questions éthiques soulevées par les avancées de la technologie médicale alors que ces questions ne se posent pas dans les pays qui n’ont pas accès à cette technologie.

Tous concernés par l’éthique

Les médecins, dans tous les pays, sont doublement concernés par l’éthique car ils participent activement au progrès des connaissances médicales par la recherche et ils sont en contact quotidien avec les malades qui demandent toujours des réponses et des conseils immédiats. De même, et selon le contexte, dans le domaine de l’accès aux soins de santé, certaines associations soutiennent l’égalité de tous les citoyens tandis que d’autres peuvent tolérer de grandes inégalités. Mais les médecins ont partout dans le monde beaucoup en commun. Bien que des différences puissent paraître importantes, ils sont proches par un plus grand nombre de similitudes et parviennent à s’entendre sur des questions éthiques controversées. D’ailleurs, le médecin conditionné par la compassion, la compétence, l’autonomie et le savoir-faire dispose d’une base solide pour analyser les questions éthiques et parvenir aux solutions qui seront dans le meilleur intérêt du patient, du citoyen et de la société en général.

Visée universelle

L’éthique médicale a un fondement et une visée universelle et établit sa légitimité sur le fait que toutes les sociétés ont une conscience du bien et du mal. Certes, les notions de bon et de mauvais renvoient aux valeurs des sociétés. La reconnaissance de l’existence universelle de valeurs morales est importante et amène à la distinction de considérer comme universelles les règles morales et comme relatives les règles de convention qui organisent les rapports sociaux. Même si l’éthique médicale tend à mettre en place des normes et des standards internationaux de « bonnes pratiques » et s’inscrit dans la perspective de la protection des droits, elle ne relève pas du droit mais plutôt de la morale. Son intérêt est de proposer de nouvelles formes de solidarité et des liens sociaux. Le contexte peut jouer dans l’interprétation de ces règles comme pour le consentement qui peut ne pas être libre et autonome quand, dans certaines situations, les malades peuvent penser que le projet de recherche est l’unique moyen d’accéder aux soins et aux médicaments. Les décisions éthiques doivent tenir compte du contexte socioéconomique du pays, car si les principes peuvent être universels en théorie, les conditions socioéconomiques ne le sont pas. Donc, les applications concrètes des principes éthiques doivent être différentes.

 

 

’éthique médicale doit évoluer avec le temps ainsi qu’avec les progrès des sciences médicales et des valeurs de la société. Aussi, et pour les mêmes raisons, elle diffère d’un pays à l’autre. Selon les priorités, les sociétés peuvent être intéressées par des réflexions sur un sujet plutôt que sur un autre. Ainsi, certains pays manifestent un grand intérêt pour les questions éthiques soulevées par les avancées de la technologie médicale alors que ces questions ne se posent pas dans les pays qui n’ont pas accès à cette technologie.
 
 Tous concernés par l’éthique
Les médecins, dans tous les pays, sont doublement concernés par l’éthique car ils participent activement au progrès des connaissances médicales par la recherche et ils sont en contact quotidien avec les malades qui demandent toujours des réponses et des conseils immédiats. De même, et selon le contexte, dans le domaine de l’accès aux soins de santé, certaines associations soutiennent l’égalité de tous les citoyens tandis que d’autres peuvent tolérer de grandes inégalités.
Mais les médecins ont partout dans le monde beaucoup en commun. Bien que des différences puissent paraître importantes, ils sont proches par un plus grand nombre de similitudes et parviennent à s’entendre sur des questions éthiques controversées.
D’ailleurs, le médecin conditionné par la compassion, la compétence, l’autonomie et le savoir-faire dispose d’une base solide pour analyser les questions éthiques et parvenir aux solutions qui seront dans le meilleur intérêt du patient, du citoyen et de la société en général.
 
 Visée universelle
L’éthique médicale a un fondement et une visée universelle et établit sa légitimité sur le fait que toutes les sociétés ont une conscience du bien et du mal. Certes, les notions de bon et de mauvais renvoient aux valeurs des sociétés. La reconnaissance de l’existence universelle de valeurs morales est importante et amène à la distinction de considérer comme universelles les règles morales et comme relatives les règles de convention qui organisent les rapports sociaux.
Même si l’éthique médicale tend à mettre en place des normes et des standards internationaux de « bonnes pratiques » et s’inscrit  dans la perspective de la protection des droits, elle ne relève pas du droit mais plutôt de la morale. Son intérêt est de proposer de nouvelles formes de solidarité et des liens sociaux. 
Le contexte peut jouer dans l’interprétation de ces règles comme pour le consentement qui peut ne pas être libre et autonome quand, dans certaines situations, les malades peuvent penser que le projet de recherche est l’unique moyen d’accéder aux soins et aux médicaments. Les décisions éthiques doivent tenir compte du contexte socioéconomique du pays, car si les principes peuvent être universels en théorie, les conditions socioéconomiques ne le sont pas. Donc, les applications concrètes des principes éthiques doivent être différentes. 

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