Pr Mohammed Bouskraoui

“ L'objectif de la réforme est d'adapter le profil du Médecin généraliste aux besoins du pays ”

Doyen de la FMPM, le Pr Mohammed Bouskraoui a une vision claire et précise de sa mission. Il s'agit de mettre en oeuvre les moyens pour former des médecins les meilleurs possible et surtout au service du patient. Entretien.

Doctinews N°98 Avril 2017


Pr Mohammed Bouskraoui

Doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech (FMPM)


Doctinews. Pouvez-vous nous présenter la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Marrakech (FMPM) ?

Pr Mohammed Bouskraoui. Notre faculté, située à Marrakech, a été créée en 1994 avec un budget global initial de 178,5 millions de dirhams. Elle fait partie de l’Université Cadi Ayyad et comprend notamment 4 amphithéatres (2 de 250 places et 2 de 150 places), 12 salles de TP et 14 salles d’enseignement, une bibliothèque (3 salles de lecture, 1 grande salle de stockage et un espace de lecture réservé aux enseignants) et 18 laboratoires de recherche.
La Faculté souffre actuellement d’un manque de locaux d’enseignement très important, malgré les taux d’utilisation de la capacité d’accueil affichés. Pour combler ce besoin, la construction de deux amphithéâtres superposés est programmée en 2017. Ces nouvelles constructions auront une capacité d’accueil additionnelle de presque 800 places physiques.

Quelles sont les missions principales de la FMPM ?

Les missions de la FMPM consistent, entre autres, à dispenser une formation médicale de base et continue des médecins afin de les rendre capables de répondre aux besoins sanitaires de la population selon les standards internationaux de qualité, à développer la recherche en sciences de la santé en vue de la promotion du bien être de la population et à répondre aux demandes d’expertise en vue d’éclairer la société.
Quelle est votre stratégie globale pour la FMPM ?
La mise en valeur des ressources humaines, le développement de la recherche et l'amélioration des conditions de formation et d'encadrement sont au centre des préoccupations de l'institution.
En effet, former des médecins ne se limite plus à leur conférer les compétences nécessaires pour promouvoir, préserver et instaurer la santé à l'échelle individuelle. En ce début de 21e siècle, le médecin est appelé à être expert médical, communicateur, collaborateur, gestionnaire, promoteur de la santé, érudit et professionnel. Les vrais défis sont ainsi clairement définis pour faire de la FMPM un espace de formation et de recherche, d'émancipation et d'excellence à la fois humain, moderne, démocratique, ouvert et intégré.
La gouvernance actuelle doit être participative pour fédérer l’ensemble des enseignants afin d’assurer une bonne collaboration autour d’un projet commun à la veille de la réforme médicale.

Faculté de médecine et de pharmacie
Quelques chiffres

Etudiants : 2357
Internes : 62 internes
Résidents : 516 résidents de spécialités
Effectif global des résidents diplômés depuis novembre 2004 : 1316
Enseignants : 196 enseignants dont 136 civils et 60 militaires
Taux d’encadrement pédagogique : 1 pour 16
Terrains de stage : CHU Mohammed VI, hôpital militaire Avicenne et centres de santé du ministère de la Santé

Quel est votre projet de développement de la FMPM ?

Notre projet a pour ambition de présenter une vision de développement de la FMPM conciliant les impératifs d’amélioration et de modernisation continues et les contraintes budgétaires, en cette période de difficultés économiques mondiales. Il s’articule, comme le recommande la Charte de l’enseignement, autour d’objectifs centrés sur la formation de l’apprenant qui sera le médecin praticien capable de prendre en charge les grands problèmes de santé publique. Ces objectifs devront être atteints sur une période de quatre années. Ainsi, notre vision stratégique pour les quatre prochaines années aura quatre grandes lignes directrices : l’amélioration de la qualité des programmes, la structuration et le développement des méthodes pédagogiques et de la recherche scientifique, la convivialité dans le milieu du travail, qui s’appuie sur une gestion efficiente et participative et, enfin, la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des projets.
Notre projet de développement est une continuité et une consolidation des acquis. Il aborde, par ailleurs, un certain nombre de sujets qui ne l’ont pas été par le programme d’urgence et que nous avons jugé utile d’inscrire parmi les actions de ce projet de développement. En effet, le développement de la Faculté dépend en grande partie du Doyen, de ses motivations profondes à mettre en œuvre son projet, de son pragmatisme, de son savoir-faire et de son savoir-être. Il doit avoir la capacité de convaincre, de communiquer et aussi d'écouter tous les acteurs de l’institution et tous ses partenaires. Ainsi, la gestion des ressources humaines doit être basée sur la motivation, l'encouragement du mérite, l'évaluation, la formation continue, la contractualisation, et l'action sociale et culturelle. La gestion financière doit rationaliser et optimiser les moyens financiers existants et surtout doit pouvoir générer des rentrées d'argent. Enfin, une politique adéquate de communication doit donner une image attrayante de la Faculté et de ses composantes. La Faculté doit être gérée comme une seule entité constituée de composantes qui devront travailler ensemble avec les mêmes objectifs principaux.

Quels sont les axes prioritaires pour le plan de développement de votre Faculté ?

Les axes prioritaires sont résumés ci-dessous :
1- Poursuite d’une gouvernance participative ;
2- Engagement pour une pédagogie de qualité ;
3- Renforcement de la recherche scientifique ;
4- Généralisation du processus d’évaluation et d’accréditation ;
5- Renforcement de la formation continue et de l’évaluation des pratiques professionnelles ;
6- Consolidation de l’ouverture et du partenariat ;
7- Valorisation de la place de l’étudiant ;
8- Promotion de la relation Université-CHU.

Quelle est votre politique de gouvernance au sein de la Faculté ?

Pour une faculté de médecine, la gouvernance est, par définition, en double appartenance : universitaire et hospitalière. L’importance d’une bonne gouvernance a été soulignée parmi les points fondamentaux du Consensus mondial sur la responsabilité sociale des facultés de médecine, tenu en Afrique du Sud du 10 au 13 octobre 2010. Ainsi, pour une gouvernance efficace d’une faculté de médecine et de pharmacie, l’équipe décanale doit être capable de faire preuve d’une gouvernance et d’un leadership responsables. Elle doit être en mesure de mobiliser et d’engager l'ensemble du corps enseignant et les étudiants pour répondre aux besoins et aux défis de santé dans la société. Elle doit également être capable de développer des partenariats durables avec d’autres intervenants et s’assurer que les ressources existantes sont justement distribuées et gérées de manière efficiente.
La gestion des ressources humaines de la Faculté doit être en phase avec les outils mis en place par notre université et le ministère de l’Enseignement supérieur.
Nous sommes aussi pour la nécessité d’une collaboration étroite avec les partenaires sociaux.
La communication est une fonction très importante pour la bonne marche de la faculté. Notre devise est « Une faculté communicante et une communication organisée ». C'est pourquoi, nous allons la renforcer dans les prochaines années. La communication numérique occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante. A l’instar des plus prestigieuses facultés dans le monde, la FMPM devra être présente et active sur le web participatif, les réseaux sociaux, l’internet mobile et la vidéo.

Quelle est votre politique pour assurer une formation et un encadrement pédagogique de qualité ?

Les Facultés de médecine sont imputables de leur responsabilité sociale et de leur capacité à être réceptives et à répondre aux besoins de la société, plus spécifiquement des populations et des communautés qu’elles ont à servir. Ainsi, la FMPM reconnaît les déterminants sociaux de la santé qui sont politiques, épidémiologiques, démographiques, économiques, culturels et environnementaux. Elle oriente en conséquence ses programmes d’enseignement, de recherche et de prestation de services.
Ces constats ont rendu nécessaire l’actuelle réforme. L’objectif essentiel de cette réforme est d’adapter le profil du médecin généraliste aux besoins du pays, c’est-à-dire un médecin capable de gérer les soins de santé primaire, orienté vers le contexte familial et communautaire, et qui a une aptitude spécifique à résoudre les problèmes avec une approche globale coordonnée et intégrée, centrée sur le patient et non sur la maladie.
Cette réforme globale et profonde des études médicales devrait passer nécessairement par l’amélioration de la gestion pédagogique, les performances et l’efficacité. D’autre part, elle permettrait un meilleur épanouissement de l’étudiant, et ce aussi bien sur le plan du choix de son parcours de formation que sur le plan de l’accomplissement de son travail universitaire.
Actuellement, le réseau des doyens se réunit régulièrement pour adopter une architecture globale de cette réforme, en laissant le soin à chaque université, et ce dans le cadre de l’autonomie pédagogique, d’organiser le contenu de la formation. Nous sommes à la 2e année de cette réforme.

Quelle est la place de la simulation médicale dans votre faculté ?

La simulation médicale est une innovation pédagogique qui consiste à mettre en scène des situations auxquelles un professionnel sera potentiellement confronté. Notre faculté a lancé un projet pédagogique depuis plus de 6 ans pour faire face à l’augmentation des effectifs et à la réduction des possibilités de stage ainsi que pour des raisons éthiques (jamais la 1ère fois sur le patient). L’objectif de ce projet pédagogique est d’intégrer et d’institutionnaliser la simulation dans les sciences de la santé en formation initiale et en formation continue. Le projet prévoit la création d’un espace dédié à la simulation. La formation des formateurs a été assurée dès le démarrage de ce projet.
Au cours des dernières années, la simulation médicale s’est développée de manière importante grâce aux avancées technologiques et informatiques, pour devenir un outil pédagogique à part entière. La formation sur mannequins et/ou simulateurs est aujourd’hui incontournable et l’institutionnalisation de centres de formation est une priorité. Notre institution est pionnière dans ce domaine à l’échelle nationale.

Amphithéâtre

Amphithéâtre

Quelle politique linguistique avez-vous institué dans votre faculté ?

Nous pensons qu’une bonne gouvernance académique passe nécessairement par une bonne politique linguistique préparant les apprenants à répondre aux exigences de la globalisation. L’une des tâches majeures qui s’impose à ce niveau est de reconsidérer la place de l’anglais dans les cursus de l’enseignement supérieur.
Dans cette optique, nos étudiants en 1ère année reçoivent un élément module de l’anglais médical (24 heures) et la faculté permet à nos enseignants de s’inscrire gratuitement dans les cours d’anglais.

Quelle est la place des nouvelles technologies d’information et de la communication ?

Tout le monde est actuellement concerné par l’usage d’outils informatiques. Dans ce nouveau contexte, notre Faculté s’engage dans un processus d’initiation de nos étudiants à l’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication.
Deux objectifs sont poursuivis dans cette formation. Tout d’abord, permettre aux étudiants de maîtriser les compétences et, ensuite, pouvoir établir qu’ils maîtrisent des compétences qui les aideront à s’insérer dans le monde des activités professionnelles à la fin de leur cursus.
Notre université a opté pour la recherche d’autres solutions pédagogiques permettant de palier le problème d’encadrement pédagogique comme le MOOC (massive Open On line Courses). Cette innovation pédagogique doit permettre non seulement de réduire le taux d’échec, mais également, à terme, de réduire le nombre d’heures en présentiel.

Quelle est la politique de la FMPM pour le renforcement de la place de la Faculté en matière de recherche ?

La recherche a toujours constitué une priorité de la FMPM qui dispose d’un potentiel assez important en matière de recherche scientifique. En effet, cet établissement a, depuis plusieurs années déjà, mis en place des mécanismes pour soutenir les structures de recherche et promouvoir la coopération nationale et internationale. La production scientifique de ses enseignants chercheurs et leur engagement dans la coopération ont permis à l’établissement un rayonnement permanent sur le plan national et international. D’ailleurs, l’université-mère est leader dans le domaine. La stratégie repose sur quatre piliers. Le premier concerne la restructuration de la recherche en fédérant les entités en un seul centre de recherche pour une meilleure gestion. Le deuxième a trait à la mise à niveau du plateau technique avec une politique de regroupement d’équipement. Le troisième repose sur l’instauration d’un climat favorisant la créativité et le quatrième consiste en une ouverture vers les autres facultés de l’université-mère avec le projet un pôle de santé à l’université.

Quelle est la place de l’évaluation dans votre faculté ?

L’évaluation de l’enseignement est un élément clé de toutes les politiques d’enseignement. Ce processus a été officialisé dans nos activités et bien accepté par nos enseignants.
L’accréditation est un puissant levier pour le changement institutionnel et l’amélioration de la qualité. Elle est encouragée par la présidence et soutenue par la réforme médicale. Les facultés de médecine du Maroc sont entrées dans le processus d’accréditation de l’enseignement médical, et ce, depuis juillet 2006, date du premier séminaire de sensibilisation. Cette action a commencé à la FMPM par une auto-évaluation menée à bien par une commission interne et s’est poursuivie par un processus d’évaluation externe par la CIDMEF. Nous attendons une 2e visite en 2017. Cette accréditation par la CIDMEF doit être complétée par celle de l’OMS. Elle doit permettre d'accroître la crédibilité des diplômes délivrés par notre Faculté et faciliter ainsi la mobilité des étudiants.

Centre de simulation

Quel est le rôle de la FMPM dans le développement professionnel continu ?

La formation continue est l’une des missions de la FMPM. Le développement de la formation continue universitaire est un enjeu économique et social de premier ordre, que ce soit pour la faculté elle-même ou pour son environnement. La FMPM doit continuer à jouer pleinement son rôle dans la formation continue en facilitant le développement des programmes de formations diplômantes à la carte et en renforçant les actions de la commission de formation continue. Les formations doivent répondre aux enjeux socio-économiques du pays en identifiant mieux la Faculté vis-à-vis de son environnement national et international.
En collaboration avec les organismes professionnels et les sociétés savantes, la FMPM joue son plein rôle dans la formation continue des médecins, biologistes et cadres de santé en répondant à leurs besoins spécifiques. Par exemple, la région est connue entre autres par le tourisme, l’agriculture, la pêche, l’industrie, en particulier alimentaire, et les mines. Ainsi, il est pertinent de développer la santé du travail par la création d’un certificat sur la santé au travail, sur la pathologie professionnelle en tenant compte des spécificités de la région et des besoins de l’entreprise ainsi que la gestion, l’économie et le management en matière de santé.

Avez-vous mis en place une démarche qualité dans votre faculté ?

La démarche qualité en santé est un processus inéluctable. C’est une démarche fédératrice qui mobilise et réunit les professionnels dans un objectif commun d’amélioration de la qualité, autour du désir d’apporter des prestations de qualité au patient. Au delà de l’exigence réglementaire, la démarche qualité est devenue un enjeu, réponse aux exigences des usagers et des gestionnaires du système. Elle devient un argument discriminant dans un système de plus en plus concurrentiel des établissements de santé qui doivent fournir la preuve de leur qualité et de leur savoir-faire. Dans notre Faculté, une démarche qualité est engagée depuis quelques années, pour nous permettre d’évoluer.

Y a-t-il une politique d’ouverture de votre établissement ?

La Faculté s’est engagée à travailler en étroite collaboration avec des partenaires dans le secteur de la santé : le partenaire naturel qui est le CHU, mais aussi le ministère de la Santé et ses diverses composantes centrales et régionales, le secteur privé et notamment l’industrie pharmaceutique et l’industrie agro-alimentaire, les organismes et associations professionnelles et la société civile… Cette action vise à améliorer la performance du système de santé et le niveau de santé de la population au travers de ses missions d’enseignement, de recherche et de prestation de services.
L’ouverture régionale sur l’environnement de la Faculté et l’Université est l’une des conditions pour le développement propre de l’établissement. De cette ouverture, la Faculté attend une meilleure identification des besoins de la région tant sur le plan des formations qu’en matière de recherche, d’études et d’expertise.
Le projet de médecine solidaire est un projet multidisciplinaire qui a reçu l’approbation du ministère de la Santé, du ministère de l’Enseignement supérieur et du ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’une contribution intéressante pour le développement pérenne de la médecine de première ligne au profit des populations démunies et des groupes sociaux en situation précaire. En effet, Marrakech-Tensift-El Haouz est une région pauvre avec des points ruraux très enclavés. Cette médecine solidaire permettra de respecter un esprit d’équité. Le projet permettra également, dans le cadre de la formation des étudiants en médecine, d’exposer les étudiants à la réalité socio-économique de leur pays. C’est l’illustration nationale du développement humain.
L’ouverture sur les collectivités locales et les organisations non gouvernementales ou ONG se fera par l’expertise, la formation et l’information dispensées à la demande de ces associations.
Notre Faculté travaille pour la promotion aussi d’une ouverture à l’échelle internationale surtout Sud-Sud par la formation des étudiants étrangers (formation initiale et spécialisée).

Comment valorisez-vous la place de l’étudiant au sein de votre faculté ?

L’étudiant est au centre de toutes les actions que nous entreprenons. Malgré son jeune âge, la faculté de médecine compte plusieurs clubs d’étudiants.
La santé des étudiants en médecine est un élément fondamental pour l’épanouissement des futurs médecins dans l’environnement des études médicales réputées stressantes et exigeantes. La FMPM a conscience de cet enjeu et essaye de se mobiliser pour la santé de ses étudiants (vaccinations, assurances…).
Par ailleurs, les étudiants participent aux activités scientifiques, culturelles et sportives organisées par l’établissement et aux compétitions organisées par l’université-mère.
La réduction du taux d’échec et du décrochage est un objectif qui mérite que soient mobilisés tous les moyens possibles tant ses conséquences sont destructrices de valeur pour la communauté nationale.
Une sensibilisation des étudiants en médecine à l’action humanitaire est inscrite dans notre responsabilité sociale que nous inculquons à nos étudiants.

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