Hôpitaux psychiatriques

Le CNDH tire la sonnette d’alarme

Un rapport du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), présenté le 11 septembre à Rabat, dénonce la situation critique des hôpitaux spécialisés dans la prise en charge des maladies mentales.

Dans ce nouveau rapport, qui fait suite à une mission menée par cette instance dans 20 établissements psychiatriques sur les 27 que compte le pays, le CNDH pointe du doigt plusieurs carences dont souffrent les centres spécialisés dans le traitement des pathologies mentales, notamment leur faible capacité d’accueils. En effet, seulement 1753 lits sont actuellement disponibles au niveau national, alors que le nombre de personnes atteintes de maladies mentales est en nette augmentation. Le rapport souligne aussi les conditions de vie, souvent lamentables, des patients accueillis par ces centres. Les chambres d’isolement sont ainsi inhumaines et non sécurisées. « L’architecture a été conçue sans tenir compte des exigences spécifiques d’un hôpital de santé mental », précise le CNDH. A cela s’ajoute le manque de personnel spécialisé au niveau de ces structures hospitalières. Seulement 740 infirmiers spécialisés en psychiatrie et 172 psychiatres sont dédiés à cette population. Ces défaillances se traduisent par des difficultés d’accès aux centres à cause du surpeuplement. Il en résulte une prise en charge des patients par les familles dans des conditions inappropriées. Cette altération chronique des centres psychiatriques est due, selon le rapport du CNDH, a une faiblesse du contrôle de la part des autorités judicaires. « Les visites de ces établissements sont rares et les rapports établis sont superficiels », explique-t-il. Le CNDH met également en cause le cadre législatif désuet qui régit les établissements psychiatriques au niveau national, publié en 1959. « Ce texte n’a subi aucune modification depuis sa promulgation, ce qui ouvre la porte à de nombreux abus », souligne le rapport. Pour remédier à cette situation critique, l’instance a émis une série de recommandations. Elle appelle à prendre d’urgence certaines mesures comme la « renonciation à la construction des sept hôpitaux programmés, et l’affectation de leur budget aux établissements existants selon leurs besoins ». Il recommande aussi de mettre à niveau les autres structures comme celles de Berrechid, ainsi que l’établissement de normes minimales répondant aux spécificités de ces centres. Le CNDH insiste en outre sur la nécessité de réviser la réglementation en vigueur et de mettre en place une politique globale de la santé mentale avec des objectifs transversaux.
Pour accéder au rapport, cliquez ici
 
Source : L’Economiste

12 septembre 2012

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