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Infections auriculaires

Des affections douloureuses

Doctinews N° 50 Décembre 2012

Les infections auriculaires, appelées également otites, peuvent toucher aussi bien l’oreille externe, moyenne, qu’interne. D’origine virale ou bactérienne, elles entraînent parfois certaines complications qui peuvent être très graves lorsqu’elles ne sont pas traitées.

Zine-Elabidine-Nourallah-Laraqui Nourallah Laraqui

Les otites sont des infections auriculaires très répandues qui se différencient les unes des autres par leur aspect clinique et leur mode d’évolution (aigu ou chronique). Elles apparaissent suite à une inflammation de la muqueuse ou de la peau des oreilles, due à une infection d’origine virale ou bactérienne. Les signes cliniques peuvent varier d’une forme d’otite à une autre, mais la douleur est généralement le symptôme commun à toutes les infections de ce type. Elle peut être lancinante ou vive et être accompagnée d’une fièvre, d’une baisse de l’audition, de maux de tête et d’une rougeur du conduit auditif, surtout dans le cas d’une otite externe.

Le siège caractérise l’infection
Appelée également « otite du baigneur », l’otite externe touche essentiellement les sujets en contact permanent avec l’eau ou vivant dans un environnement humide. Elle est déclenchée par une inflammation du conduit auditif externe et caractérisée par un gonflement du conduit, une douleur parfois intense et une sécrétion de pus plus ou moins importante. Chez les personnes diabétiques ou immunodéprimées, ce type d’otite nécessite un suivi régulier pour s’assurer de la guérison complète et éviter une inflammation de l’os de la base du crâne, complication particulièrement grave qui peut engager le pronostic vital du patient.
Très fréquente chez l’enfant et le nourrisson, l’otite moyenne est une autre forme d’infection auriculaire douloureuse. Elle peut être aigüe, sécrétoire ou chronique, et se déclare souvent pendant l’automne ou l’hiver. Lors d’une affection rhino-pharyngée, un rhume ou une grippe, les microbes peuvent remonter dans l’oreille par la trompe d’Eustache, un canal qui relie le pharynx à l’oreille moyenne, et entraîner une infection. La trompe d’Eustache peut, elle-même, être le siège d’une inflammation et provoquer une infection bactérienne au niveau de l’oreille moyenne. La forme aigüe de cette affection se manifeste par une otalgie fébrile, éventuellement accompagnée d’une baisse de l’audition. En l’absence de traitement, l’infection peut se propager à l’ensemble des cavités de l’oreille et toucher la mastoïde.
Plus rare que les formes précédentes, l’otite interne nécessite un suivi médical encore plus accru compte tenu de ses complications. Elle peut en effet conduire à une baisse irréversible et progressive de l’audition, associée à des vertiges rotatoires et un mal-être général du patient.

Un traitement à base d’antibiotiques
Le diagnostic des otites repose essentiellement sur l’otoscopie. Si la visualisation du tympan s’avère difficile, du fait de l’étroitesse du conduit ou de son encombrement, l’oto-rhino-laryngologiste peut recourir à des fibres optiques pour explorer l’oreille. Lorsque le diagnostic est posé, il prescrit le traitement le plus adéquat au type d’otite dont souffre le patient. Les antibiotiques constituent le traitement de base de ces infections. Ils peuvent être associés à des antifongiques et des antiseptiques pour augmenter leur efficacité. La durée de traitement est généralement comprise entre 7 et 10 jours, et le patient doit se soumettre à des examens pour détecter d’éventuelles complications débutantes ou une atteinte de l’autre oreille. Les gouttes auriculaires sont indiquées dans le traitement d’une otite externe. Le médecin peut également prescrire des antalgiques pour soulager la douleur du patient et procéder à une paracentèse, une intervention qui consiste à percer la membrane du tympan à l’aide d’une aiguille afin d’évacuer le pus. Elle n’est toutefois nécessaire que lorsque le traitement médicamenteux ne parvient pas à soulager la douleur du patient.

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