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Nanotechnologies et médecine

Les promesses de l’infiniment petit

Doctinews N° 48 Octobre 2012

« Grâce aux nanotechnologies, nous pouvons aujourd’hui développer de nouveaux médicaments, appelés nanomédicaments, capables d’acheminer directement les molécules thérapeutiques vers la cellule ou l’organe cible et gagner ainsi en efficacité », a expliqué le Pr Patrick Couvreur, professeur de physico-chimie à l’Université Paris 11.

Patrick-Couvreur Patrick Couvreur

Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence dédiée aux nanotechnologies, organisée par les laboratoires Cooper Pharma, le 30 août dernier, à Casablanca. Ce lauréat du prix Galien 2009 a souligné que les nanomédicaments constituent une piste thérapeutique innovante qui pourrait aider à vaincre les formes résistantes de certaines maladies infectieuses et cancéreuses. « Le phénomène des résistances aux traitements est un problème de santé publique majeur. L’industrie pharmaceutique ne cesse de synthétiser des molécules de plus en plus spécifiques d’une voie de signalisation pour mieux traiter les formes résistantes de certaines pathologies infectieuses ou cancéreuses. Toutefois, des voies de signalisation collatérales se créent rapidement, compliquant la prise en charge thérapeutique de ces pathologies » a-t-il indiqué. Le recours aux nanotechnologies, selon le Pr Couvreur, peut résoudre cette problématique. « Je suis persuadé que la galénique, en allant chercher de vieilles molécules, et en les formulant et distribuant différemment dans les cellules, permettra, dans certains cas, de contourner les mécanismes de résistances et vaincre ainsi ces pathologies », a-t-il affirmé. Les spécialistes en nanotechnologies travaillent aujourd’hui sur d’autres pistes thérapeutiques non moins innovantes et qui pourraient révolutionner la conception de la galénique. L’utilisation des nanotechnologies comme alternative aux vecteurs viraux dans le cadre de la thérapie génique est l’une des plus prometteuses. « Des essais cliniques réalisés dans différentes disciplines, notamment en pédiatrie, et qui ont été des premières mondiales, ont montré que la transfection des cellules, en utilisant des virus comme transporteurs de gènes, est une voie thérapeutique désormais envisageable. Il existe toutefois une limite à cela. Les virus ont en effet des enveloppes protéiques qui peuvent déclencher des réactions immunologiques conduisant à leur neutralisation », a précisé le Pr Couvreur. Il a ajouté que le recours aux vecteurs non viraux de type « polymère » pourrait être une alternative intéressante à l’utilisation du virus, même si celui-ci est bien plus efficace actuellement, en termes de transfection. « Les virus ont eu des millions d’années pour se perfectionner. Nous ne sommes qu’au début de nos recherches. Il nous faudra sans doute du temps pour proposer une thérapie plus efficace basée sur cette technique. »

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