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Ramed : La qualité doit primer sur la quantité

Doctinews N°42 Mars 2012

C’est presque fait ! À en croire les déclarations du ministère de tutelle, l’extension généralisée de la couverture médicale aux économiquement faibles sera prochainement appliquée. Encore quelques mois d’attente et les 8 millions de Marocains concernés pourront enfin bénéficier d’une carte leur garantissant la gratuité totale des soins dans les hôpitaux. Louable et courageuse initiative !

Ismail_Berrada Ismail BERRADA

La généralisation du Ramed devrait favoriser l’instauration des principes d’égalité, de solidarité et d’équité. La qualité des services de santé à prodiguer à la population éligible doit être la même que celle proposée aux affiliés de la CNSS et de la CNOPS

Fondé essentiellement sur les principes d’équité et de solidarité, le Ramed s’ajoute en effet à de nombreux autres acquis depuis la mise en application du système de couverture médicale en 2005. Il vient concrétiser la nouvelle dynamique qui s’est installée dans le domaine social en général et celui de la santé en particulier. Elle ne manquera pas, en plus, de contribuer à améliorer de manière significative l’accès aux soins et aux médicaments, talon d’Achille de la santé au Maroc.
Lueur d’espoir, le Ramed devrait également être un cri de dénonciation de certains faits susceptibles de lui porter préjudice. Car, comment garantir la bonne qualité des services sanitaires aux bénéficiaires dans un système de santé connu pour être à double vitesse?
Beaucoup plus qu’auparavant, la garantie de ce droit revêt une importance capitale. N’oublions pas que la généralisation du Ramed devrait favoriser l’instauration des principes d’égalité, de solidarité et d’équité. En pratique, cela se traduit par des installations scientifiquement et médicalement appropriées, ainsi que des services répondant aux normes recommandées. La disponibilité des ressources humaines « qualifiées et honnêtes » demeure de toute évidence le pilier de cette équation.
Dans cette optique, il serait scandaleux aujourd’hui de continuer à considérer les hôpitaux comme des «ghettos sanitaires». La qualité des services de santé à prodiguer à la population éligible au Ramed doit être la même que celle proposée aux affiliés de la CNSS et de la CNOPS. Pour que le citoyen redonne confiance au système de santé, il vaut mieux donc travailler sur la qualité plutôt que sur la quantité.
Et la conscientisation unanime sur le sujet passe incontestablement par la promotion continue des processus d’évaluation et d’échange des bonnes pratiques entre les structures sanitaires publiques. Les actions correctives, qu’il s’agisse d’appui ou de sanction, ne sont pas à négliger non plus.
Les maladies, qu’elles soient bénignes ou graves, devraient être correctement prises en charge. Il y va de la prévention de leur fréquence, de leur gravité et, surtout, en termes d’incapacité et d’invalidité, de leur chronicité, de la charge de morbidité dont elles sont responsables et du coût des soins !

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