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L’expérience instruit plus sûrement que le conseil

Doctinews N°28 Décembre 2010

Cette année s’est écoulée aussi vite qu’elle est arrivée et l’heure du bilan a sonné.

Ismail_Berrada Ismail BERRADA

Par la force des choses, le malade devient un bon connaisseur des facteurs d’amélioration ou de détérioration
de son état…

Nous clôturons 2010 avec moult rebondissements dans notre système de santé, des « moments de bonheur » mais aussi d’autres, aussi sombres que le registre de nos cliniques privées.
« On ne récolte que ce que l’on sème! », dit-on. Notre système de santé est complexe et, de l’avis des experts, encore peu adapté aux demandes de soins et à la mise en œuvre d’actions sanitaires ou préventives. De toute évidence, le malade reste la première victime de ce système défaillant.
Ce triste constat ne devrait-il pas inciter à revoir sa position de fond en comble?
Une démarche novatrice, dans ce sens, consisterait à atténuer cette relation de subordination au soignant et cette passivité du malade par rapport à la prise en charge de sa maladie. étant bien entendu que le but n’est nullement de remettre en question l’expertise ou le savoir du premier, mais de permettre au second de devenir également acteur de sa santé.
Car en fait, le véritable « expert » de la maladie est celui qui vit avec cette dernière. La survenue d’une affection grave et chronique induit toujours pour le malade une rupture avec sa vie antérieure. Parallèlement aux répercussions sociales, psychologiques et affectives induites, il doit faire face à d’inévitables tensions. Adopter et adapter au quotidien un comportement d’autogestion de sa maladie devient une nécessité incontournable pour l’amélioration de sa qualité de vie.
Par la force des choses, le malade devient donc un bon connaisseur des facteurs d’amélioration ou de détérioration de son état, de son traitement... Pour toutes ces raisons, cette personne experte dans sa maladie ne devrait plus être considérée comme un simple patient.
Car il s’agit-là d’un patient citoyen qui peut aussi contribuer à l’amélioration du bien-être de la population quel que soit son état de santé.
Au moment où l’on enregistre un développement des maladies lourdes, une explosion de l’information médicale et d’énormes changements des systèmes de santé, être acteur de sa santé et de celle de son entourage, au sens large du terme, c’est avant tout aider le soignant à mieux accomplir sa mission. Inscrite dans un partenariat négocié et construite sur une confiance mutuelle, une telle vision devrait être fondée sur la reconnaissance des compétences, des responsabilités et de la place de chacune des parties concernées.
Pour mener à bien des projets dont la principale ambition consiste à faire du patient un partenaire dans sa propre éducation sanitaire et celle de ses compatriotes, l’attention que l’on doit porter à cette approche est essentielle.

Bonne année 2011 à toutes et à tous !

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