Mieux dormir pour mieux vieillir

Mieux dormir pour mieux vieillir

Nous consacrons en moyenne un tiers de notre existence à… dormir ! Un besoin fondamental vital car, sans sommeil, il n’y a pas de vie. Le nourrisson l’a bien compris, lui qui consacre spontanément 17 à 18 heures de son temps à dormir. Au cours de cette période, c’est d’ailleurs le sommeil paradoxal, qui permet la maturation du cerveau, qui prédomine.

Ismail berrada

Directeur de publication et de la rédaction

Doctinews N°60 Novembre 2013

 

I l représente près de 50 % du temps de sommeil à la 36e semaine de vie fœtale, environ 30 à 40 % chez le nourrisson et plus que 20 % chez l’adulte. Au fil du temps, les besoins en sommeil diminuent, mais le sommeil, lui, est tout aussi essentiel. Il favorise la reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses, la production d’hormones de croissance, la régulation de fonctions telles que la glycémie, l’élimination de toxines et déchets, le stockage et l’organisation des connaissances…

l’hygiène du sommeil n’a pas encore acquis son titre de noblesse

Malheureusement, les besoins en sommeil ne sont pas toujours respectés. Ils ne sont pas toujours conciliables avec les rythmes scolaires et la charge de travail imposée aux enfants, puis aux adolescents. Ils ne le sont pas toujours non plus avec les contraintes liées à la vie socioprofessionnelle. Alors, quoi de plus « facile » que de rogner quelques heures par ci ou quelques heures par là, et d’accumuler une dette de sommeil qu’il faudra bien rembourser à un moment ou à un autre ! Et voilà qu’au moment même où ces « contraintes » sont levées (les seniors ont droit à une retraite bien méritée), la qualité du sommeil s’altère. Le sommeil devient plus léger, plus fragmenté et de nombreux facteurs comme un changement de repères, la maladie, les médicaments… sont susceptibles de le perturber. Au final, les risques de perturbations du sommeil sont présents à tous les âges de la vie et peu d’entre nous y sont suffisamment sensibles. L’hygiène alimentaire a su se frayer un chemin dans le vaste champ de la prévention, mais l’hygiène du sommeil n’a pas encore acquis son titre de noblesse. Or, au même titre que l’alimentation, le sommeil impacte inévitablement la santé. Si mieux manger permet de mieux vieillir, mieux dormir permet aussi de mieux vieillir. L’éducation au sommeil devrait donc faire partie inhérente des programmes de prévention en matière de santé ! oment.

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